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Travailler à distance pour mieux concilier ses temps de vie ?


Article

Les actes des Mardis de Tempo du 24 mai 2011.

1 septembre 2011

Les temps et les rythmes des individus et des territoires se diversifient, éclatent ou se désynchronisent sous l’effet de l’évolution de nos modes de vies. Depuis une dizaine d’années, des politiques temporelles ont vu le jour dans un certain nombre de collectivités locales avec pour objectif de diagnostiquer ces phénomènes temporels, d’ouvrir des concertations sur ces « questions de temps » et de mettre en place des services innovants ou des horaires adaptés afin de privilégier une meilleure articulation des temps de vies (personnelle, familiale, professionnelle, sociale...).
Le travail à distance présente des enjeux environnementaux : il rend possible une réduction des déplacements. L’enjeu environnemental est lié à un enjeu social : il pourrait permettre une amélioration de la qualité de vie grâce à une meilleure articulation des temps. Selon une enquête récente, les salariés concernés s’estiment plus productifs et plus heureux. Certes, le travail à distance comporte un risque d’isolement et de perte du lien social. Il représente en revanche un enjeu économique, en permettant par exemple à l’entreprise des économies au niveau foncier. Il peut également favoriser l’accès à l’emploi des personnes handicapées. Le travail à distance implique également un enjeu managérial : il appelle de nouvelles formes d’encadrement.

- C’est en s’appuyant sur toutes ces dimensions, que le débat s’est articulé avec un 1er temps qui a défini le cadre, posé le paysage du travail à distance et évoqué des expérimentations locales ;
- Un 2e temps qui fit place au débat sur le cadre juridique, sur les atouts ou les contraintes, voir les dérives de cette nouvelle organisation du travail ;
- Et un 3e temps, de clôture par une intervention de Jérôme Ballarin, président de l’Observatoire de la parentalité en entreprise.