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Etudiants salariés, quelles contraintes et quels effets ?


© Tempo territorial

Avant la pandémie, près d’un étudiant sur deux environ travaillait tout en poursuivant ses études (Observatoire de la Vie Etudiante). Si on met de côté les stages et formations en alternance, les raisons financières expliquaient presque toujours la recherche d’une activité salariée en parallèle des études. En raison de la précarisation des étudiants, il est probable que le besoin de travailler s’accentue encore à l’avenir. Or, travailler pendant ses études n’est pas neutre : l’exercice d’une activité salariée peut compliquer la réussite des études. A l’inverse, ces activités rémunérées peuvent participer à la professionnalisation des étudiants. Tel est le propos de Catherine Béduwé, ingénieure de recherche (TSM Research, UMR5303 CNRS – Université Toulouse 1 Capitole) sur les liens entre activité salariée / réussite des études / professionnalisation. 

Depuis 4-5 ans, l’emploi étudiant est concerné par le phénomène d’ubérisation. Des start-ups mettent en relation, via des plateformes numériques, des entreprises et des étudiants pour des petits boulots. Ce type d’emploi répond à certains besoins, en particulier la flexibilité, mais n’est pas sans risque. Marie Trespeuch et Elise Verley, sociologues (Sorbonne-Université) présentent les résultats de leur enquête sur le sujet et évoqueront également les effets de la pandémie sur ce type d’activité. 

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L’actualité, c’est aussi les effets psychologiques catastrophiques de la crise sur les étudiants, présentés dans le travail de Caroline Januel , consultante en prospective, pour la Métropole de Lyon, sur le mal-être étudiant, une dimension susceptible d’influencer le rapport aux études et le rapport au travail des étudiants, à lire ICI