Vous êtes ici :

Quelles pratiques de covoiturage pour les habitants du Grand Lyon


20 novembre 2018 | Mots-clés Covoiturage

l'objet : connaitre les pratiques de covoiturage "courte distance" des habitants de la Metropole de Lyon.

la cible : une enquête réalisée dans le cadre des Assises Prospectives du  covoiturage "courte-distance" auprès de 1000 habitants-actifs représentatifs des habitants de la Métropole

Le contexte du covoiturage sur le territoire de la Métropole est en effet en pleine évolution, avec l’arrivée de nombreux acteurs privés, start-up ou grands groupes qui proposent aux territoires et à leurs habitants des solutions de covoiturage dynamique, en ligne, .. avec des modèles économiques spécifiques et des offres diverses. 

De leur côté, les territoires attendent beaucoup de cette solution de mobilité puisque l’autosolisme est encore très développé. Le covoiturage de proximité, s’il était davantage pratiqué, permettrait de réduire le nombre de véhicules sur les routes et les nuisances qu’il engendre. Il présente en outre l’avantage d’être moins coûteux à développer qu’une offre de transport collectif, et d’être plus adapté pour certains trajets.

Enfin, le déclassement de l’A6/A7 doit entraîner la mutation progressive de l’autoroute traversant Lyon depuis 50 ans en « boulevard urbain apaisé » avec, dès 2020, la mise en place d’une voie de covoiturage réservée au Nord et au Sud du tronçon. Cet aménagement peut constituer un levier pour accélérer le développement du covoiturage du quotidien. Tout ceci conduit la collectivité à s’interroger sur le positionnement à avoir : accompagner ? réguler ? laisser-faire ? Cette enquête permet de faire le point sur les pratiques existantes sur le territoire. 

Faits saillants : 

Le covoiturage, tous motifs confondus, touche aujourd’hui une partie importante de la population : autrefois pratique marginale, il a pris un essor considérable avec la création des plateformes numériques
45 % des enquêtés pratiquent ou ont déjà pratiqué le covoiturage, quel qu’en soit le motif. Mais, dans la plupart des cas (89 % de ceux qui covoiturent) il s’agit de trajets de moyenne ou longue distance.
Le covoiturage de courte distance, sujet principal de la présente étude, est moins répandu :

  • 9 % des habitants interrogés covoiturent quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études. 
  • 15 % des habitants ont eu l’occasion de faire du covoiturage pour d’autres types de trajets locaux (sorties pour des événements, spectacles, soirées, activités, etc.).

Les marges de progression du covoiturage domicile-travail ne sont pour l’heure pas considérables puisque parmi les « auto-solistes » (qui représentent 26 % des actifs ou étudiants habitant la métropole), 7 % déclarent avoir l’intention d’essayer le covoiturage . 41 % déclarent ne
pas avoir envie ou besoin de covoiturer et 52 % ne sont pas contre cette idée mais estiment que ce serait trop compliqué pour eux.
80 % des covoitureurs domicile-travail se sont organisés sans passer par une plateforme . Pour la plupart de ceux qui covoiturent aujourd’hui sur des trajets domicile-travail, l’élément déclencheur a été l’opportunité de connaître/rencontrer quelqu’un (un collègue ou un voisin) qui réalise un trajet
compatible (69 %), la convivialité du covoiturage vient en second (56 %). 

Alors, que faire ? Plusieurs mesures incitatives, inspirées de projets à l’étude ou d’initiatives menées par d’autres territoires, ont été testées auprès des habitants enquêtés. Se distinguent, en haut du classement, « une appli qui permettrait de trouver des covoitureurs à la dernière minute, en temps réel » et, en bas du classement, « l’incitation financière de 2 € » et « la mise en place de bornes pour trouver un passager ou un conducteur à la dernière minute ».
 

lire l'ensemble de l’enquête  ou la synthèse