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Temps des étudiants, temps des campus


Les "questions de temps" ont un rôle prépondérant dans la vie des étudiants, des campus, de la scolarité... La prise en compte de l'organisation du temps étudiant conditionne la réussite des études, mais aussi plus largement la possibilité d'intégration des étudiants dans leurs villes universitaires.
Ce dossier, coporté avec l'Association Tempo Territorial, qui regroupe les acteurs nationaux des politiques temporelles zoome sur une thématique particulière : le temps des étudiants salariés

Dans le cadre de l'événement annuel organisé par Tempo territorial, sur le thème "Temps des étudiants, temps des campus, temps universitaire, la Métropole de Lyon a confié à Caroline Januel une mission de veille sur la thématique des temporalités des étudiants salariés. Un étudiant sur 2 travaille tout en poursuivant ses études ; 30% de ces activités salariées concernent des stages ou formations, mais les autres activités rémunérées (70 % ) sont extrêmement diverses en termes de durée, de régularité, de lien avec les études : de quelques heures de babysitting à un emploi régulier chaque week-end dans la restauration ou dans un commerce…

Quelques grandes tendances se dessinent, en particulier les raisons financières qui expliquent presque toujours la recherche d’une activité salariée en parallèle des études.

Ces activités pèsent sur le rythme de vie des étudiants :

Le travail diminue d’abord le temps consacré aux loisirs, puis le temps d’étude.

- Au-delà du temps, le travail influe surtout sur la manière d’étudier 

- Les étudiants salariés ont tendance à être plus souvent absents que les autres

L’un des sujets particulièrement explorés par travaux de recherche est l’effet de l’exercice salariée sur la réussite des études. Plusieurs travaux mettent au jour un lien défavorable : l’activité salariée diminue les chances de valider complètement son année universitaire, elle augmente le risque d’interruption, voire d’abandon des études, elle contribue de fait à allonger les parcours d’études. Pourtant, cet impact négatif mérite d’être nuancé et examiné plus finement en tenant compte de la diversité des situations de cumul emploi-études, du temps de travail et de la nature des activités

Mais l’activité salariée peut aussi être favorable à la poursuite d’études, à l’élaboration d’un projet professionnel ou encore à l’acquisition de compétences… Mais là encore, ce n’est pas le cas pour tous les étudiants salariés puisque certains emplois occasionnels peuvent durer, apporter finalement peu de qualifications et « enfermer » les étudiants dans des emplois non qualifiés

S’intéresser aux temps des étudiants salariés implique aussi de s’intéresser à leurs besoins : que souhaitent-ils ? Plus d’adaptations d’emplois du temps, de dispenses d’assiduité, d’enseignement distanciel… répondent les étudiants salariés dans les enquêtes sur le sujet. Plus généralement, quelles adaptations d’emplois du temps et de pédagogies pourraient répondre aux besoins des étudiants salariés ? Enfin, quel regard les employeurs portent sur ces salariés particuliers, encore étudiants ?

Enfin, le document aborde une évolution plus récente touchant l’emploi étudiant. Celui-ci n’échappe pas au phénomène d’ubérisation. Depuis 3-4 ans, des start-ups mettent en relation, via des plateformes numériques, des entreprises et des étudiants pour des petits boulots. Ce type d’emploi répond à certains besoins, en particulier la flexibilité, mais implique que les étudiants recourent au statut d’autoentrepreneur. Une enquête est en actuellement en cours, des résultats préliminaires pourront nous éclairer un peu sur cette évolution de l’emploi étudiant

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